• Texte

    Bonjour,

    Ce week-end j'avais prévu de poster le chapitre 4 mais je n'ai pas pu l'écrire car je participais aux rencontres nationales de danse. Je pense qu'il sera posté cette semaine si j'ai le temps de le finir.

    Sinon je vous ai trouvé un texte sur youtube, c'est une fille qui le lit. J'ai rétapé le texte, j'espère qu'il va vous plaire:

    Qu'est-ce qui peut bien vous passer par la tête?Qu'est-ce que vous avez dans la cervelle pour faire une chose pareil, pour vous comporter de la sorte? Oh oui pardonnez moi, vous êtes détruits, vous avez mal, vous vous sentez vide, inutile, insignifiant et dépouillé. La vie vous a malmené, brisé. Elle vous a fait espérer puis pleurer et aujourd'hui, tout ce que vous trouvez à répliquer c'est vous entailler, vous fissurer, vous déchiqueter les veines pour vous faire sombrer. Bien joué, vraiment bravo, c'est beau, c'est courageux, c'est osé, c'est désespéré... Mais putain qu'est-ce que c'est banal. Oui c'est banal! Ou peut-être plutôt banalisé, banalisé de se munir d'une pauvre lame sans défense et de laisser faire le sal boulot. De la laisser vous transfigurer les poignets pour vous délivrer... Alors c'est ça que vous éprouvez quand vous voyez tout ce sang couler, ces marques apparaître: du soulagement, du bien-être à vous détruire et vous faire sombrer petit à petit dans les entrailles du non-retour, de l'abandon. Où est-ce que vous allez comme ça? Pourquoi donc ne pas l'enfoncer pour de bon après tout? Pourquoi continuer de s'infliger cette souffrance morbide plutôt que d'en finir au plus vite? C'est vrai ça, vous êtes vous déjà demandé pourquoi? Bien sûr que vous vous l'êtes posé cette question et qu'est-ce que vous en avez fait? Vous l'avez balayé d'un revers de main? Vous avez tenté de lui donner vie? Dans tous les cas, si vous lisez ceci aujourd'hui c'est que vous avez décidé de ne pas lui donner raison. C'est que vous avez décidé de reculer, de reculer devant la mort. Ou peut-être de la repousser, peut-être... Alors pourquoi? Pourquoi repousser ce qu'on ne pourrait pas remettre au lendemain? Je vais vous le dire moi. Je vais vous dire pourquoi vous êtes là. Je vais vous dire pourquoi vous écoutez ceci, parce qu'un futile bout de métal coupant ne peut pas avoir le dessus. Il ne peut pas raisonnablement réussir à détrôner la vie de vos esprits. On est en sachant qu'on va mourir. On vit en sachant que chaque jour est un jour de moins. Et on avance en étant conscient que chaque secondes qui passent, nous approchent un peu plus de la fin. Pourtant jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la vie ne batte plus contre nos tempes, nous sommes maître de nos destins. Alors allez-y dessiné donc des papillons, tracez donc des lignes colorées, des vagues pailletés. Ecrivez des tercets et des sonnets, le couplet de votre chanson préférée ou le prénom de votre peluche adorée sur vos veines bleues. Mais par pitié, posez ça, posez vos instruments, posez vos valises, posez vos conneries... Posez votre mal, posez les ! Posez les, partez, partez un peu plus loin, un peu plus haut pour pouvoir les observer avec un peu plus de recul. Pour pouvoir les dominer de toute la hauteur de votre vie. Ouvrez les yeux et réalisez. Réalisez que vous êtes là. Que vous êtes là pour une durée indéterminée, mais non négligeable. Que c'est vous qui décidez. Que c'est vous qui vivez ou qui dépérissez. Alors faîtes un choix. Faites le choix de vous respecter, de laisser respirer l'espoir et la magie du monde qui nous entoure. Laissez-vous vivre. Laissez-vous respirer. Laissez-vous exister, autrement que dans le sang, autrement que dans la fuite. 


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